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Au début des années 1800, les cherokees à moitié massacrés par l'homme
blanc sont poussés vers l'ouest, loin de leurs terres. Cette poussée fut accentuée quand on découvrit l'or. La Georgie confisqua donc ces terres (35 000 acres) aux indiens, abolissant leurs lois
et leurs coutumes et les empêchant de témoigner devant la justice contre un blanc. Ils avaient l'interdiction de dire quelque chose contre l'immigration. Au printemps 1834, on confisqua la
propriété du chef cherokee White Bird pendant qu'il négociait à Washington. De 1835 à 1837, on extermina les creeks en Alabama et les séminoles en Floride. Ceux qui en réchappèrent furent déportés. Le 10 mai 1838, le Général
Scott accompagné de 7000 soldats donna un ultimatum aux cherokees résistants du nord de la Georgie. Le 18 mai, l'ordre fut donné aux troupes de rassembler les futurs déportés. Sous la menace des
armes, sans qu'on leur laisse le temps de prendre leurs affaires, séparant parfois les enfants de leurs parents, on les regroupa dans 31 forts. Pendant ce rassemblement, il furent traités comme
du bétail et subirent des cruautés. Ils n'avaient rien d'autre que les vêtements qu'ils portaient. La sécheresse tua environ 1500 cherokees. Le chef cherokee White Bird obtint du
président Van Buren de pouvoir conduire eux-mêmes leur migration. 16 groupes de 1000 hommes chacun commencèrent alors la piste des larmes. Certains allaient pieds nus. Beaucoup d'enfants
moururent à cause de la sécheresse et des maladies. Quand vint le rude hiver, certains sans couverture, beaucoup moururent de froid. Qatie Ross, la femme du chef cherokee White Bird (devenu
John Ross) donna sa couverture à un enfant, elle mourut d'une pneumonie. D'autres succombèrent après avoir bu de l'eau croupie. On estime le nombre de morts sur la piste des larmes à 1 indien sur
4.
A cette époque il y avait des débats pour savoir si un indien était humain et avait une âme!
Le nom "la piste des larmes" ne vient pas des pleurs versés par les cherokees pendant leur marche mais des larmes versées par ceux qui les
voyaient passer et qui compatissaient
Too many broken promises
Too many Trail of Tears
Too many times you were left cold
For oh so many years
Too many times you walked away
And was made to feel ashamed
And though you only tried to give
You were often blamed
How can this world be so dark
So unfair and so untrue
How did the cards of life
Fold right on top of you
God in Heaven, hear my prayer
If you are still above
Send the children hopes and dreams
And lots and lots of love
For this I only ask of you
To conquer all their fears
And let them soar like eagles
Across the Trail of Tears
Très souvent,
les chansons country évoquent des histoires, traditions, voire les tragédies des indiens Nord-Américains. Et la culture country en général, et francophone en particulier, est très attachée aux
traditions des premiers habitants outre Atlantique.
C'est ainsi que les habits, bijoux, armes se retrouvent régulièrement chez les danseurs. Ce que l'on sait moins, c'est que certaines danses que nous exécutons, sont en soi un hommage.
C'est le cas de la chanson "Seminole Wind" qui se danse en cercle, à la manière des indiens, et dont les paroles ne sont autre chose qu'un hommage vibrant à la tribu des "Seminole" surnommés
"la tribu invaincue" puisque ils ont vaillament résisté aux nombreuses tentatives de déportation de la part des différents gouvernements des Etats Unis. Le major Ethan Allen
Hitchcock est un des 2 survivants du "massacre de Dade" bataille qui opposa deux contingeants de l'armée américaine (une centaine d'hommes) aux Seminoles, et qui se termina par une débâcle du
coté des soldats.
Ce commentaire trouvé dans son journal est le portrait le plus précis de ce peuple, et de sa motivation à la liberté et le territoire:
«Le gouvernement a tort, et c'est là, la cause principale du désaccord des Indiens, qui ont noblement défendu leur pays contre notre tentative d'imposer un traité frauduleux. Les indigènes
mirent en œuvre tous les moyens afin d'éviter la guerre, mais y furent contraints par la tyrannie de notre gouvernement. »
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Ever since the days of old Men would search for wealth untold They'd dig for silver and for gold And leave the empty holes; And way down south in the Everglades Where the black water rolls and the saw grass waves The eagles fly and the otters play In the land of the Seminole; Chorus So blow, blow Seminole wind Blow like you're never gonna blow again; I'm callin' to you like a long-lost friend But I don't know who you are; And blow, blow from the Okeechobee All the way up to Micanopy Blow across the home of the Seminole The aligator and the gull Progress came and took its toll And in the name of flood control They made their plans and they drained the land Now the Glades are goin' dry And the last time I walked in the swamp I stood up on a cypruss stump I listened close and I heard the ghost Of Oseola cry |
Depuis la nuit des temps Les hommes ont recherché la richesse cachée Ils ont creusé pour l'argent et l'or Et ont laissé des trous béants Et tout au Sud, dans les Everglades (sud de la Floride) Où l'eau noire roule et l'herbe se balance Les aigles volent et les loutres jouent Sur la terre des Seminoles Alors, souffle, souffle, vent Séminole Souffle comme si tu ne devais plus jamais souffler Je t'appelle comme un viel ami perdu de vue Mais je sais qui tu es Et souffle depuis le Okeechobee (Lac de Floride) Jusqu'au Micanopy (ville de Floride et nom d'un chef Séminole) Souffle à travers la terre Séminole Les alligators et les brochets (gar=poisson de Floride, qui, de mon point de vue, ressemble à un brochet. Mais je ne suis pas une spécialiste!) Le progress est arrive et a pris son tribu Et au nom du contrôle des eaux Ils ont fait leurs plans et ont asséché la terre Maintenant les clairières (zones humides de Floride) deviennent sèches Et la dernière fois que j'ai marché dans les marécages Je me suis assis sur une souche decyprès J'ai écouté attentivement et j'ai entendu le fantôme de Osceola pleurer (autre chef Seminole) Alors, souffle, souffle, vent Séminole Souffle comme si tu ne devais plus jamais souffler Je t'appelle comme un viel ami perdu de vue Mais je sais qui tu es Et souffle depuis le Okeechobee (Lac de Floride) Jusqu'au Micanopy (ville de Floride et nom d'un chef Séminole) Souffle à travers la terre Séminole Les alligators et les brochets |